Comment le stress influence notre santé

Fanny Arnold

Publications et essais d’articles.


  • Comment le stress influence notre santé

    Du point de vue physiologique, un stress est un élément perturbant les fonctions naturelles de régulation de l’équilibre du corps (l’homéostasie). Un stress ponctuel est facilement pris en charge par le corps en bonne santé qui va le réguler automatiquement. Dans le cas d’un stress prolongé ou d’un corps avec certaines déficiences, le corps n’arrivera plus à réguler et commencera à dysfonctionner.

    Origines du stress :

    Le stress à diverses origines :

    1. Physiologique (déséquilibre nutritionnel, organe dysfonctionnel, …)
    2. Environnemental (la pollution, les rayonnements, …)
    3. Émotionnel (présent, passé, futur, traumatique, … )                                  voir article : Les émotions
    4. Psychique (pensées, sentiments, besoins, …)
    5. Structurel (déséquilibre physique, organe dysfonctionnel, …)

    Quelque soit son origine, le stress va induire un déséquilibre (une rupture d’homéostasie) que le corps devra compenser pour revenir à son fonctionnement normal (les systèmes nerveux et endocriniens sont les garants de la régulation pour un retour à l’équilibre). Cela consomme de l’énergie. Pendant ce temps, le corps n’alimente plus les systèmes digestifs et immunitaires. Comme indiqué plus haut, un stress ponctuel est facilement pris en charge par le corps en bonne santé qui va le réguler automatiquement. Dans le cas d’un stress prolongé ou d’un corps avec certaines déficiences, le corps n’arrivera plus à réguler et commencera à dysfonctionner.

    La réaction physiologique se fait en 3 phases :

    1. La phase d’alarme : le corps se met en état de vigilance accrue pour décider de la réaction appropriée (fuir ou combattre) et génère un surcroît d’énergie (libération d’adrénaline).
    2. La phase de résistance : le corps se prépare à l’action (libération de endorphines, cortisol, dopamine, sérotonine). Une fois l’action entreprise (la fuite, le combat ou la pose d’un objectif PREM par exemple), le corps peut se détendre et l’organisme retourne à son métabolisme habituel.
    3. La phase d’épuisement intervient lorsque la situation stressante dure trop longtemps, est trop souvent répétée, ou si le système nerveux n’arrive plus à mettre fin à la phase de résistance (chez les personnes anxieuses par exemple).

    Le stress devient chronique, l’organisme étant en état d’alerte en permanence, il s’épuise et certains organes commencent à faiblir. A commencer par le système digestif et le système immunitaire qui sont mis en sommeil par la phase de résistance (l’énergie est utilisée pour se préparer à résister). Des mécanismes de compensation sont parfois utilisés (augmentation de la consommation de : sucre, tabac, alcool, drogues, excès de sommeil, isolement, écrans, …)

    Les symptômes suivants apparaissent :

      • Fatigue permanente – Baisse d’énergie
      • Colère, irritabilité, agressivité
      • Sensation de faiblesse, Sautes d’humeur, Dépression
      • Troubles du sommeil, Maux de tête, Sensibilité aux maladies
      • Syndrome prémenstruel, Difficultés de concentration, Sensation de froid

    S’ils ne sont pas pris en compte et pas traités (par relaxation de stress, par des actions pour gérer leur origine, …) l’affaiblissement d’un système ou d’un organe pourra engendrer une maladie. La maladie sera plus compliquée à traiter, d’où l’intérêt de gérer son stress au fur et à mesure qu’il apparait.

    De plus, le cortisol (par chute brutale ou augmentation chronique) produit par la phase de résistance induit des effets secondaires non négligeables dont :

    Des dégâts importants conduisant à la dysfonction des organes :

    • Diabète
    • Hypothyroïdie
    • Insuffisance glandes surrénales

    Des réactions inflammatoires autodestructrices :

    • Hépatite auto-immune
    • Maladie de Crohn
    • Rectocolite
    • Maladies rhumatismales

    Selon une étude américaine, plus de 75% des consultations chez le médecins ont une origine liée au stress.

    En « très » résumé : « comment les réactions du corps au stress sont liées à la pensée »

    (J’irai plus dans loin les mécanismes physiologiques du stress dans un autre article à paraître)

    Un stress provoque une réaction physiologique qui entraine une inhibition de certaines fonctions du corps (digestion, système immunitaire, …) et une production d’hormones en quantité adaptée à lutter de manière ponctuelle mais non adaptée au fonctionnement normal du corps. En cas de stress répétés ou permanent, les fonctions normales du corps se dégradent et les symptômes et maladies peuvent apparaître.

    Le fonctionnement du corps dépend majoritairement du système nerveux et du système hormonal (régulation de l’équilibre du corps).

    Le cerveau est un ordinateur responsable de la production d’hormones.

    Nos pensées contrôlent les informations données au cerveau.

    Je peux voir un événement comme « chouette un nouveau défi à relever » ou « oh mon dieu, c’est terrible, je ne vais jamais y arriver, c’est la fin du monde ». Notre cerveau ne produira pas les mêmes hormones en fonction de nos pensées !

    Des pensées positives produiront des réactions favorables et des pensées négatives, alarmistes, de peur, etc. produiront des hormones de stress. Ceci est parfaitement connu, c’est ce que l’on appelle plus communément l’effet « placébo » ou « nocébo ». (voir article: les croyances)

    Nos pensées dépendent de nos croyances conscientes et inconscientes.

    Nos croyances sont tels des programmes pour notre cerveau qui les jouent de manière consciente ou inconsciente.

    Nous sommes en mode conscient en moyenne à 5-10% du temps et en mode inconscient à 90-95%.

    Notre vie est donc majoritairement dirigée par notre inconscient.

    Nous pouvons prendre conscience de nos programmes inconscients en observant nos comportements, notre manière d’appréhender la vie et les événements qui y surviennent.

    La bonne nouvelle est que l’on peut changer notre manière de voir la vie ! Et par la suite nos croyances conscientes et reprogrammer nos croyances inconscientes.

    Nous avons la capacité de reprogrammer notre ordinateur de bord pour piloter notre vie de manière consciente et non en pilote automatique avec les programmes qui ont été chargés, entre autre par mimétisme avant nos 7 ans et par nos expériences par la suite.

    Alors nous avons le choix de rester tributaires de programmes que l’on a pas forcément choisi (constructifs ou destructeurs) ou de prendre les commandes et reprogrammer les programmes qui ne nous conviennent pas.

    Chacun peut choisir comment il veut vivre sa vie ! C’est une bonne nouvelle, non ?

    Je vous invite à écouter le podcast de métamorphose (sur youtube) #112 de Bruce Lipton sur son livre « La biologie des croyances » dans lequel il explique tous ces concepts de manière plus détaillée. vous pouvez également, pour les plus hardis d’entre vous, lire son livre 🙂